|
...
Une étude financée par Bruxelles et rendue publique il y a quelques jours fait apparaître que les femmes sont très peu présentes au sein de l’industrie informatique.
Ainsi, à Paris, le nombre d’informaticiennes est passé de 30,8% en 1997 à 28,8% cinq ans plus tard. «C’est un des rares secteurs dans le monde des services ou de la technologie qui ne se féminise pas !», s’exclame Ivan Béraud, le secrétaire général du syndicat Bétor Pub-CFDT. Pour expliquer cette situation et proposer des pistes afin d’y remédier, l’étude fait apparaître qu’il existe un certain nombre d’obstacles de nature à dissuader les femmes de s’aventurer dans les technologies de l’information. «Il y a un manque de visibilité sur la richesse des métiers de l’informatique. Le secteur ne se borne pas à des tâches de programmation, mais comprend une panoplie d’activités nécessitant des compétences allant du marketing au juridique, en passant par la finance», poursuit M. Béraud.
En outre, au sein même des entreprises, la dénomination des fonctions n’est pas suffisamment formalisée. Ainsi, pour désigner la même fonction, certaines entreprises parleront de «programmeur», tandis que d’autres utiliseront la dénomination d’ «analyste programmeur», ou encore d’ «ingénieur de développement».
Enfin, le travail par projet, très courant dans le secteur de l’informatique, pénalise les mères de famille. Afin de faire face à cette situation, le rapport financé par Bruxelles préconise une mise à plat des filières de formation, ainsi qu’un renforcement des formations à distance pour les femmes en congé de maternité.
Article : http://cadremploi.fr
21 juin 2007
|